POÈME GÉOMÉTRIQUE

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POEME   GEOMETRIQUE

La courbe du ciel et l’horizon comme tangente

Un arbre perpendiculaire à son image

Dans l’étang

La pluie oblique

Cube sur cube

Un oiseau au bec triangulaire

Son chant mis en équation.

Mars 1949

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Mai 68

MAI  68

 

CRS  SS

Crie-t-on dans les rues de Paris

Qui retrouvent leurs barricades  oubliées

La foule brandit des banderoles

Unité Ouvriers Etudiants

Fouchet démission

Peyrefitte démission

Les forces de l’ordre provoquent le désordre

Grenadent le Quartier-Latin

Qui suffoque et pleure dans les mouchoirs

Avec des casques de motocyclistes

Des couvercles de lessiveuses

De grosses chaînes

Des bâtons hérissés de clous

De pierres

Les jeunes s’élancent sur les CRS

Casqués

Armés de grands boucliers

De matraques et de grenades

La morgue du général tremble sur son piédestal.

PARIS  Mai 1968  Place saint Michel

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Belle en toi-même

Belle en toi-même

D’un sang généreux

Qui parcourt toutes tes artères

Qui jaillit d’une blessure

Sang caché

Sang ardent

Au carrefour du ceux

Regard qui englobe tout l’univers

Jusqu’à l’horizon du doute

Qui dompte les éléments

Qui crée des mirages

Autour de l’oasis de la bouche

 Qui goûte au miel que libère le soleil

A la surface du sable bleu

Nue tu grelottes dans le miroir glacé

De tous les dédales de ton corps

Avec tes doigts crispés sur un ciel gangrené

A la cime du jour

Tu enlaces le temps et l’espace

Et tout l’univers témoigne

Du reflet de tes yeux.

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La mort casse les cordes

La mort casse les cordes

  A  Django  Reinhardt

 

Django Django

La dernière mesure

Le dernier accord

Qui s’accroche aux cordes

Les sons de la guitare

Magique s’électrise

Aux confins du réel

Et fait danser

A n’en plus finir des rêves

Avec des rêves charnels

Jour et nuit des nuages passent

Place de Brouckère

Dans la maison des rêves

Sommeille  l’harmonie

Django Django

La dernière mesure

Le dernier accord

Sur un tempo endiablé

La note enlace la note

La musique crée la nostalgie

Ou le désir de l’inachevé

Que rythme l’accord forcené

La mort casse les cordes

Mais ne peut tuer la mélodie

Sous des doigts qui se sont tus.

         CONFLANS 1955

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Brume

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La brume flotte sur la mer
Tu relèves tes cheveux sur le front
Pour mieux voir
Et ton geste est comme une moisson de lumière.

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Hommage à Johnny

 

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HOMMAGE  A  JOHNNY

Noir, c’est noir ;

C’est fini

Pour Johnny,

Plus d’espoir.

Je te revois, la sueur

Coulant sur ton visage

Eclairé  par la lueur

D’un violent projecteur,

Alors que jeune chanteur

Tu chantes un air sauvage

Qui vient du blues,

Par delà les mers

De cette ville dite « News-

Orléans pour dire les amers

Sentiments de désespoir

Du peuple noir,

De sa foi et de son amour,

De sa tristesse et de son humour,

Au bord de ce fleuve puissant,

Majestueux mais parfois rugissant,

T’accompagnant à la guitare

Instrument de cette musique

Poignante et rythmique

Et parfois barbare.

Noir, c’est noir,

C’est fini

Pour Johnny,

Plus d’espoir.

Mais tu restes en nous

Comme quelque chose

Qui ne s’oublie pas et s’impose

Et rend ce drame plus doux,

Car je te revois en Camargue,

Dans ce marais immense,

Chantant que la vie commence,

Même si la mort nous nargue.

Nous devrons rallumer  le feu

Sans toi si l’on veut

Que le ciel reste bleu

En nos cœurs même s’il pleut.

Tu es parti pour cette île lointaine

Dont le nom rappelle un horrible massacre

Provoqué pat la sottise humaine

Mais, en ce moment crépusculaire,

Roi de la musique populaire

Ou de la Musique tout court, on te sacre

Et, si le paradis existe

Tu y retrouveras

Tous les plus grands artistes

Et avec eux tu chanteras.

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SUR LE RIVAGE

 

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        Sur le Rivage

Tout au bord de la grève,

Bientôt le soleil lève

L’ancre de son escale

Sur l’horizon d’opale.

Pour un autre univers

Aux grands espaces verts,

Lentement appareille

Sa lumière vermeille.

La tempête attise le feu

Dans l’arbre que frappe l’orage.

L’émeraude se mêle au bleu

Et la mer n’est plus qu’un mirage.

L’essaim des brises cristallines

Survole la côte écumeuse

Et de longues mains lumineuses

Arrachent les algues marines.

Quand le bleu vivant de la mer

Avec le bleu figé du ciel

Colore un horizon trop clair,

Il s’élève un soleil de miel.

La rive que le flot échancre

Comme un corsage de lumière

Abrite le navire à l’ancre

Entre des mamelles de pierre.

Dans un incendie bleu

Avec des flammes d’or,

Toute la clarté pleut

Sur la rumeur du port.

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