Barbarie

BARBARIE

 

Des baraques le bois empestait la résine ;

A Dachau, Ravensbrück, Treblinka, Terezine,

Les nazis avaient fait de la mort une usine

L’uniforme impeccable, ils avaient l’air bravache

En face d’hommes nus. Avec une cravache,

On se sent courageux alors qu’on n’est qu’un lâche.

C’était un lieu sinistre où dominait la peur,

Une réalité qu’on voudrait une erreur.

 

Vous étiez arrivés de tous les horizons

Dans le fer surchauffé ou glacé des wagons.

On vous fit aller nus par des temps de rigueur

Alors que les plus forts perdaient toute vigueur.

Et que tous les enfants partaient en fumée noire

Sur le sein maternel dans le four crématoire.

 

C’est un passé récent qu’à ses enfants l’on cache,

Dans les livres d’histoire une bien sombre tache

Et pourtant il faut bien que chacun d’eux le sache

Et ne pas ignorer que, dans quelques usines

Avec des juifs, on fit du suif pour les cuisines.

 

Conflans sainte Honorine  Novembre 1968

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2 commentaires pour Barbarie

  1. brindille33 dit :

    Bonne semaine à toi poète
    J’ignorais pour le suif.

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