Bribes 7

7

Mûrissant un péché de  lumière

Le  firmament d’ouest passe du saumon  rose au coquelicot pourpre

Dans lequel clignote une étoile oubliée

La violence du vent ponctue le calme de l’étendue

Et provoque l’appareillage des frondaisons ocre vers  d’autres arbres

Des cumulus sombres rapides rapaces dévorent le soleil

Des volatiles noirs planent au-dessus des voiles blanches

La brise légère accouche d’une tempête

J’erre dans la clarté fragile  d’un  frais matin d’été

Dans l’enchantement  de la campagne

Sur l’âpreté du rivage

Avec indolence

Je me débarrasse de tous ces liens trop serrés

A travers les feuilles pendantes

Je  découvre un ciel délicieux et éblouissant

Doré mystérieusement

Je m’incline  vers les fleurs qui me fascinent

Le flux du jour  s’écoule avec lenteur

Nous avançons dans les hautes herbes

Dans des champs truffés de coquelicots

Ecrasés par les nuages

Sous une lumière mutilée

Nous marchons sur la pierre usée tachée

De lichens proches du pelage ou du végétal

Et nous atteignons des maisons  abandonnées

Mais occupées par une végétation exubérante et sauvage

Magique lumière qui valse

Le vent s’égare dans un lieu où il ne devrait pas souffler

Je suis un chemin inconnu qui vient d’ailleurs et ne va nulle part

Le vent bredouille à ma porte

L’obscurité  retient captive la lumière du jour et ne veut pas la libérer

Un soleil assoiffé boit dans la mare aux canards en leur chauffant les plumes

 

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