Prix Paul Fort 2015

 

Prix Paul Fort 20015

Paul Fort [800x600]

 

Prix de poésie Paul Fort 2015

Décerné par la municipalité de Maurecourt

et les Poètes du dimanche

Prix de poésie

 Paul Fort 2015

Décerné par la municipalité de Maurecourt et les Poètes du dimanche

à Jean-Baptiste Besnard

©Jean-Baptiste Besnard, prix Paul Fort 2015

Les Poètes du dimanche

Paul Fort, Prince des poètes (1872 – 1960)
Dessin de Jean Veber (1898)

Jean-Baptiste Besnard

DE L’AUBE AU CREPUSCULE

Illustration de couverture

©Jacques Brevers

ÉDITORIAL DE LA COMMUNE DE MAURECOURT

POUR LE PRIX PAUL FORT 2015

 

À venir

Dans son recueil, Jean-Baptiste Besnard nous touche, à la façon d’un peintre qui nous présente ses petits tableaux. Tableaux intimes de l’Oiseau amoureux, des Amours bucoliques, de la Maison hospitalière, tableaux plus concrets de la Bretagne, de l’Armor, du Feu, du Jardin, des Bergers assis près du vieux puits, des Troubadours qui emmènent en croupe / les rires des enfants… Toutes ces scènes se passent de l’Aube au Crépuscule et nous les suivons mot à mot dans une langue claire, limpide, une prosodie bien cadencée qui facilite la lecture.

Ce qui séduit surtout, c’est le réalisme du poète, le don d’observation qu’il manifeste :  » J’aime ce vent fantasque / Qui met dans les allées / Des feuilles envolées, / Tord la fumée du toit / Et me rapproche de toi. » On songe à émile Verhaeren. L’auteur excelle quand il s’agit de créer une atmosphère : ainsi dans Retour au Crépuscule : « Heure indécise et trouble où la clarté se brise, / Où l’ombre s’insinue en multiples réseaux : Et, soudain, interrompt la ronde des oiseaux, / Je goûte cet instant qui m’exalte et me grise. » On notera aussi que la femme est toujours présente dans sa pensée : « Que devant [son] miroir [elle] torde avec adresse / [sa] chevelure brune en une longue tresse », Qu’il s’agisse de rencontrer « Un autre être à aimer pour qui l’on poétise, » ou de parler tout simplement d’amour : « Le soleil qui ronronne au milieu du ciel lourd / Pose sur nos deux corps sa patte de velours. / Nous nous aimons sur l’herbe, à l’ombre de la branche / Et la fleur du pommier jalouse ta peau blanche. »

      Laissez-vous entraîner par Jean-Baptiste Besnard dans ses promenades, suivez-le au long de ses petites et belles découvertes que nous réserve la vie à chaque instant où nous savons l’apprécier.

Louis Delorme

Membre fondateur,

Conseiller littéraire des Poètes du dimanche

 

REVEIL PRINTANIER

Le jour épanoui sort du bourgeon de la nuit,
La lune s’éteignant sur la plaine embrumée,
Les collines baignant dans l’épaisse fumée
D’un brasier d’où s’élance une flamme qui luit
Et l’oiseau du plaisir s’enfuit de la volière
Où il était captif depuis de nombreux jours ;
Il va faire son nid au cœur de l’écolière
Qui va dans la forêt retrouver ses amours.
Sur l’arbre, le bourgeon s’étoile de résine
Et la feuille mendie au soleil qui lésine
Un peu de sa chaleur et le fruit trop amer
Écarte les oiseaux qui picorent les gerbes.
Alors qu’un jour de chair respire sur la mer,
Sur les champs vagabonds où frissonnent les herbes,
La brume du matin s’estompe peu à peu,
Dans un silence chaud où le ciel se fait bleu.
Lorsque les doigts de l’aube éparpillent les brumes
Et que le vent musarde à travers les roseaux,
De leurs nids bien douillets s’envolent les oiseaux,
Après avoir secoué le sommeil de leurs plumes.
J’écarte les volets de toute la maison
Pour l’ouvrir aux parfums des fleurs de la saison.
Tout frétillant, le toit est comme un poisson rouge
Dans un vaste bocal nuageux où le ciel bouge.

 

ACCUEIL

J’ouvre ma porte grande
Car le jour y frappa ;
Il pénètre et la lande
Arrive à petits pas.
Le frisson des fougères
Et les parfums des champs
Se mélangent aux chants
Et aux cris des bergères.
Autour de la maison,
J’écoute pousser l’herbe
Je vois mûrir la gerbe,
Les fruits de la saison.
Je ferme alors mon livre,
Dans l’âtre allume un feu
Sous la plaque de cuivre
Pour cuire un poisson bleu.

 

OISEAU AMOUREUX

J’évolue en rasant la surface du sol,
Car je suis cet oiseau, rapace ou rossignol
Q ni règne dans les airs, oiseau cherchant sa proie
D’un regard qui fascine, oiseau chantant la joie
Au lever du soleil, dans le ciel du matin
Alors que tu revêts ta robe de satin,
Que, devant ton miroir, tu tords avec adresse
Ta chevelure brune en une longue tresse.
Discrètement je frappe à la vitre du bec,
Rossignol au cœur tendre ou rapace au cœur sec,
Tu ouvres la fenêtre et caresses ma plume
Qui porte encor sur elle un lambeau de la brume.
Fermant, pour me garder, de ton cœur la prison
Et je reste à jamais captif dans ta maison.

VERS LA RUPTURE 

Dans le jardin, la fleur, sur sa tige, agonise ;
La feuille sèche tombe au souffle de la brise
Qui vient, de la maison, frôler la face grise
Alors que, dans le soir, monte un parfum qui grise,
Que du soleil couchant la clarté s’amenuise
Jusqu’à ce que plus rien dans le ciel ne reluise
Jusqu’à ce qu’aucun bruit au doux sommeil ne nuise,
Que l’artisan achève une tâche entreprise,
Que le vieux pêcheur rentre avec sa lourde prise,
Avale un dernier verre, avec une autre prise
De tabac, que sa barque en la vase s’enlise
Attendant la marée et du flux l’heure exquise.
J’entends un chant léger qu’un oiseau harmonise,
Haut perché sur le toit de notre vieille église
Dont le vitrail ancien d’un vif rayon s’irise.
Dans ta chambre, la lampe est la seule qui luise
De toute la maison. Je succombe à l’emprise
Du temps qui se déroule et longtemps s’éternise
Que je passe à t’attendre au coin de la remise.
Je revois ton image en ce miroir que brise
Mon geste maladroit. Tu n’as pas l’air surprise ;
Tu souris et ta main, très habile, reprise
La blouse de ta tante ou sa vieille chemise.
Pourtant, cette passion ne fut qu’une méprise ;
Je te croyais de moi plus fortement éprise.
Et comme le miroir, parfois l’amour se brise ;
Souvent le cœur s’assèche où trop souvent l’on puise :
Il faut appareiller, emporté par la brise,
Pour chercher dans des lieux que l’on idéalise,
Un autre Être à aimer pour qui l’on poétise.

AMOURS BUCOLIQUES

Je vois se dessiner un très souriant soleil
Sur les lèvres d’un ciel d’un vif rouge vermeil.
Je m’appuie au rebord de la large fenêtre
Afin de contempler le jour qui vient de naître
Dans ses langes de brume étalés sur le pré
Où fleurit un buisson qu’un rayon a diapré.
J’emprunte le sentier aux branches épanouies
Et longe la rivière aux eaux claires, réjouies ;
Je savoure un air frais comme on boit dans un bol :
Je ne cours pas, je vole en effleurant le sol.
Je sais que tu m’attends au seuil de ta chaumière,
Le regard pétillant d’une étrange lumière,
Dans ta jupe écossaise et ton pull-over noir
Qui moule de très près une ferme poitrine
Qui surplombe, arrogante, une taille très fine
Et mon cœur impatient bat d’amour et d’espoir.
Nous allons, tes seize ans, mes vingt ans de jeune homme,
Ensemble, dans le champ, croquer la même pomme.
Le soleil qui ronronne au milieu du ciel lourd
Pose sur nos deux corps sa patte de velours.
Nous nous aimons sur l’herbe, à l’ombre de la branche
Et la fleur du pommier jalouse ta peau blanche.
Le vent du large souffle, apportant les odeurs
Du rivage et l’écho des cris d’oiseaux rôdeurs ;
Il agite en tous sens la cime et le branchage
De l’arbre et tu me dis : «Voyons, chéri sois sage ! »
Mais au bout d’un moment, tes mains prenant mes mains
Les guident lentement sur de sensuels chemins.

FUITE

 Accroupis sur le bord de la mare assoupie,

Dans le milieu du champ où pousse la moisson,
Nous lançons des cailloux pour remuer l’eau croupie
Et la vase, effrayant le têtard, le poisson
Et nous sentons monter de ces eaux peu profondes
Les longues vibrations de mystérieuses ondes
Qui révèlent un monde où grouille l’inconnu
Qui fascine et effraie et nous remplit d’angoisse:
L e bruit le plus léger qu’on ne sait d’où venu:
Une feuille qui tombe et qu’un vent violent froisse
Un faible cri qu’émet soudain un animal,
Un esprit ou un elfe, un simple végétal.
Nous fuyons cet endroit devenu maléfique
Dont nous avons troublé le calme diabolique.
Après avoir longé les champs aux épis mûrs,
Sur des chemins fleuris, protégés par des haies,
Les bois nous offriront les abris les plus sûrs,
Contre tous les « dangers », sous de hautes futaies,
Avec pour nous garder écureuils et oiseaux
Sur les branches, perchés comme des sentinelles.
Allongés sur la mousse et sous une tonnelle
De feuillage bien vert et de très longs roseaux,
Nous goûterons enfin, sans éprouver de crainte,
Au plaisir infini d’une amoureuse étreinte.
Mais, de nouveau, la peur s’emparera de nous.
Abrégeant aussitôt tous ces moments si doux
Car, bientôt, la nuit tombe avec ses sortilèges,
Et de tous ses démons les sinistres cortèges.

 

 

LA MAISON HOSPITALIÈRE

 

La maison se blottit dans l’odeur, les couleurs
Des buissons printaniers qui se couvrent de fleurs.
Dans un ciel dégagé, un beau soleil ardent
Mûrit des fruits que nous croquons à belles dents
Et frôle le feuillage inondé de lumière.
Tous les murs de granit se tapissent de lierre.
Elle s’emplit souvent, à chaque fois qu’il pleut,
De très nombreux amis à l’âme aventurière
Et au cœur plein de bleu
Qui passent, riant sur la route buissonnière.
Ils poussent des jurons, des clameurs, des morbleu,
Chantent en arrivant
Avec du soleil dans leurs yeux de bons vivants
Et, par la fenêtre ouverte sur la nature,
D’au-delà des jardins et des vertes pâtures,
La bise nous apporte
Le cri d’un cerf, l’aboi d’un chien et l’odeur forte
De la mousse, de l’herbe et des arbres mouillés
Et l’horloge, dévideuse de temps, l’horloge
A pour nous comme de gros rires chatouillés
Car, dans sa boîte de bois brun, un démon loge.
Sur la table, le pain est de blanche farine
Et la soupe qui fume excite la narine.


 

ARMOR

 

Quand le soleil se lève,
J’emprunte le sentier
Que l’on dit « du douanier»
Pour aller sur la grève.
Je vois des papillons
De couleurs sur les haies
Et de nombreux pavillons
Sur les mâts dans la baie.
Abrité par les murs
D’une vieille chaumière,
Je vois dans la lumière
Danser les flots obscurs.
Et l’antique chapelle
Brandit sa lourde croix.
Une cloche m’appelle
A travers le noroît.
Du rocher, je regarde
Tout le vaste océan,
Criant: «Je suis le barde
Ancien, je suis Ossian ».
Et debout dans la brume,
Je te défie, ô flot,
Qui s’avance et écume
Autour de mon îlot.

 

 

EN BRETAGNE

 

Dans le marais où la brume stagne,
Un long son de cloches s’égrenait
De Saint Samson de Dol de Bretagne
Jusqu’au village de La Fresnais.
Nous poursuivions jusqu’à La Gouesnière
Dans les champs, nous griffant les genoux
Et en trébuchant dans les ornières
Nous atteignions enfin Saint Guinoux,
Suivant le vol lent d’un goéland,
Tournant au-dessus d’un lourd chaland,
Nous longions le canal d’Ille et Rance
Où nous poussait notre folle errance.
Nous cheminions dans l’odeur des haies.
Des voiles évoluaient dans la baie.
En grognant, la pointe du Grouin,
Dans la mer, enfouissait son groin.
Un soleil d’or secouait ses élytres
Sur Cancale et le port de La Houle,
Sur sa jetée et ses parcs à huîtres,
Sur Le Vivier et ses parcs à moules.
Le soir nous trouvait à Saint Servan,
Dégustant un plat d’huîtres verdâtres
Et des sardines grillées dans l’âtre,
Une bonne en patois nous servant.
Quand nous sortions, la Tour Solidor
Piquait la nuit dans la poudre d’or
D’un phare qui tournait dans la brume
Sur Cézembre noir ourlé d’écume.

 

 

VENTS

 

Le vent chaud de l’été
Agite un ciel bleuté
Où glissent quelques nuages
Au-dessus du rivage
Et s’en vient déposer
Sur ton radieux visage
Le souffle d’un baiser.
Le vent frais de l’automne
Qui pousse des troupeaux
De nuages qui moutonnent
Fait claquer les drapeaux.
C’est le vent des bourrasques
Chassant les feuilles mortes,
Rôdant autour des portes.
J’aime ce vent fantasque
Qui met dans les allées
Des feuilles envolées,
Tord la fumée du toit
Et me rapproche de toi.
Le vent froid de l’hiver
Qui secoue les pins verts
Fait trembler l’horizon
Et le toit des maisons
En soufflant comme un fou.
C’et le vent des gerçures
Aux mains et aux genoux
Et je crains ses morsures.

 

 

UN FEU

 

Sous un ciel bleu
J’allume un feu
Beau poussin éclos
Joyeux coquelicot
Au pétale vermeil.
Un rayon de soleil
M’a servi d’allumette.
J’y brûle amulettes
Sortilèges,  gris-gris
Nuits tristes et jours gris
Et matins d’amertume
Dans leurs voiles de brume.
Je réchauffe l’hiver
Pour ouvrir ma fenêtre
Au bourgeon à peine vert
D ‘un printemps
Qui va naître
Dans peu de temps
Avec des vols d’oiseaux
Effleurant les roseaux
Et des robes de filles
Que taillent les ciseaux
Sous les charmilles.
Je me chauffe les mains
Que le froid des chemins
Gela avec l’espoir
De te voir ce soir
Dans ta vieille chaumière,
Cousant à la lumière
D’une chandelle
Un col en dentelle
A ta robe du dimanche
Légère et blanche.

DANS LE JARDIN

 

1
Les roses du jardin embaument tes deux mains.
Comme deux papillons qui agitent leurs ailes,
Elles volent dans l’air et frôlent les jasmins,
Avant de composer des bouquets de fleurs frêles.
Un insecte velu bourdonne, le matin,
Au-dessus du parterre où tremble la rosée.
Il boit sur une feuille une eau fraîche irisée
Par la vive clarté d’un soleil très mutin.
2
Les nuages en grappes vermeilles
Pendent de tous les arbres verts
Dont les bourgeons à peine ouverts
Regardent le vol des abeilles.
Le jour écarte ses pétales
Entre les branches engourdies ;
Sa lumière jaune s’étale
Sur le rire bleu des prairies.
3
Un envol de bourdons du cœur blessé des roses
M’annonce l’abandon à des pensées moroses.
Je marche, vagabond, dans des lieux désertés
Avec des souvenirs qui se sont délités,
Sans espoir à venir dans une âme trop lasse,
Quand on veut retenir un oiseau dans l’espace.

 

 

RETOUR AU CREPUSCULE

 

Le ciel s’assombrissait sur la campagne grise ;
Le soleil pâlissait dans le miroir des eaux ;
Un rayon s’attardant à frôler les roseaux,
Frémissait doucement sous les doigts de la brise.
Heure indécise et trouble où la clarté se brise,
Où l’ombre s’insinue en multiples réseaux
Et, soudain, interrompt la ronde des oiseaux,
Je goûte cet instant qui m’exalte et me grise.
Le chemin résonnait sous mon bâton ferré ;
A travers les labours, j’avais longtemps erré
Et gagnais à pas lents la vieille métairie.
Dans le pré, le couchant incendiait le noyer,
Flammes de pourpre et d’or dansant dans la prairie,
La soupe m’attendait, chaude, près du foyer.

 

 

  LES BERGERS 


Par les chemins poudreux, je les ai vus venir,
Les bergers de naguère. Ils parlaient des langages
Anciens en égrenant de bien vieux souvenirs,
Les dictons fleurissant dans leurs barbes sauvages,
Avec des inflexions de métal émoussé.
Ils nous ont raconté de très longues histoires
De brigands, de trésors dans des montagnes noires,
Assis près du vieux puits. Puis, l’Ancien a toussé ;
Dans le sac, ils ont mis le litre et les croûtons
Et sont partis, drapés d’un nuage de moutons.

LES TROUBADOURS 

Les chanteurs de la nuit
Nous quittent deux par deux
Sous le regard hideux
De l’étoile qui luit.
Sans espoir de retour
Avec leurs mandolines
Partent les troubadours
Aux musiques mutines.
Ils emmènent en croupe
Les rires des enfants
Aux accents triomphants
De leur joyeuse troupe.
Et leurs maigres montures
Emportent sur leur dos
Tout l’encombrant fardeau
De la longue aventure.
Sur les routes violettes
Dans les soirs incertains
S’éloignent leurs silhouettes
Dans de troubles lointains.

 

VIEILLIR

 

A force d’être jeune, on devient vieux.
Les ans passent trop vite et l’on ignore
Si un monde meilleur existe encore
Ou s’il est exilé en d’autres lieux.
Un été se termine et c’est l’automne
Dont la splendeur annonce un autre hiver.
Les arbres dépouillés ne sont plus verts
Et le décor paraît bien monotone.
Il nous faudrait, d’après l’auteur ancien,
Sans attendre cueillir toutes les roses.
La vie ne suffit pas à un païen
Pour pouvoir savourer toutes les choses.
Et je croyais triompher du destin,
Me réchauffer toujours près de la flamme
Mais, froid, j ‘avais déjà perdu mon âme,
Convive repoussé hors du festin.

 

 

Jean-Baptiste BESNARD

 

Né à Conflans-Sainte-Honorine le 11juin 1933, à l’Ile du Bac, il a vécu son enfance au bord de la Seine. Il effectue une carrière d’enseignant : instituteur, puis PEGC et Professeur certifié de Lettres Modernes. Cette carrière s’est déroulée presque totalement à Conflans-Sainte-Honorine.

Premiers poèmes écrits à quatorze ans. Fidèle des Poètes du dimanche : Cru classé au millésime 2002, Grand Cru classé au millésime 2005, accessit au Prix Paul Fort en 2008 et 2009, Prix Paul Fort 2011. Il publie régulièrement dans diverses revues dont Flammes Vives. Membre de la Société des Poètes Français en 2010.

Palmarès 2012 : 2ème prix sonnet, 3ème prix poésie régulière, 3ème prix nouvelles, Flamme d’or poésie néoclassique. Palmarès 2013 : Prix de poésie Aimé Cesaire. Palmarès 2014 : prix de la ville de Boucefranc-le-Chapus 3ème prix de la Nouvelle.

Publications : Les Racines de l’aube (Encres Vives) 1966, En Communion avec les Éléments (Flammes Vives) 2010, Dans la ville au bord du fleuve (prix Paul Fort 2011 – Les Poètes du dimanche), Saisons idylliques (prix Léon Diers – La Nouvelle Pléiade), Jours Ardents (Edilivre 2013).

 

 

Composition du Jury

 

 

Louis DELORME

Membre fondateur  et Conseiller littéraire

des Poètes du dimanche

Créateur de la publication « Soif de Mots », Éditeur

 

Roland MARX

Membre de la SACEM, lauréat du prix Paul Fort en 2004 et 2008

 

Jacqueline MILHAUD

Auteur, ancienne Présidente des Poètes du dimanche

 

Georges RABAROUX

Créateur de la rubrique « le Coin des Poètes » des Échos de Meulan

 

Thierry SAJAT

Fondateur du « Journal à Sajat », Éditeur

 

 

 

Lauréats

 

2002    Armand DO, Montendre (Charentes-Maritimes)
À la pomme de pin

 

2003    Jean AURILLON, Générac (Gard)
Couleurs

 

2004    Roland MARX, Plainfaing (Vosges)
            Routine

 

2005    Jean-Luc KERLOC’H, Andrésy (Yvelines)
D’enfance et d’ailleurs

 

2006    Ivan SOLANS, Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône)
            Les Jeux du vent

 

2007    Gérard CAZÉ, Villeparisis (Seine-et-Marne)
            Comment te dire…

 

2008    Roland MARX, Plainfaing (Vosges)
Même au rang d’homme

 

2009    Michel MULOT, Le Creusot (Saône-et-Loire)
Le Bestiaire de papy Michel

 

2011    Jean-Baptiste BESNARD, Conflans-Ste-Honorine             (Yvelines)

Dans la ville au bord du fleuve

 

2012    Dominique SIMONET, Bocé (Maine-et-Loire)

Le bonheur n’a pas filé…

 

2013    Guy VIEILFAULT, Croissy-Beaubourg (Seine-     et-Marne)

            Le jardin d’oubli

 

2014    Pascal LECORDIER, Écully (Rhône)

Les Gens arrivés

 

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7 commentaires pour Prix Paul Fort 2015

  1. Harmony dit :

    Toutes mes félicitations,Jean-Baptiste,pour ce nouveau prix 2015.J’avoue ne pas avoir lu toutes les poèmes.Ils se lisent dans le calme et l’esprit libre,je reviendrai donc plus tard.Je connais cependant ton talent à parler de toutes choses mais principalement d’amour,de nature et d’autres sentiments……mais j’en oublie,c’est certain. 😉
    Pour l’artiste,cela vaut bien de grosses bises amicales d’une amie lointaine. ♥

  2. Je te remercie, divine Harmony, pour ces félicitations qui me touchent profondément et t’envoie également mille bises d’amitié poétique.

  3. arbrealettres dit :

    Toujours un mystère pour moi cette constante inspiration il me faudrait des années pour accoucher d’un poème lol! 😉
    J’ai préféré ton dernier poème « vieillir » même je sais que la flamme est encore bien vive!
    Vivent poésie et poètes !
    Amicalement
    Ch

  4. Lara dit :

    Comme des éphémérides qui retiennent notre attention, tandis que se déroulent les saisons symboliques ..
    Tout un univers lointain de lune et de collines, de brumes .. et de frissons!.., où gambadent les écolières et les bergères ..Un temps révolu et nostalgique décrit délicatement et avec brio. Une évocation attachante de « ma » familière Bretagne aussi ..
    Je retiens tout particulièrement « Vents », dont j’aime le rythme et où l’émotion est toujours présente en filigrane dans la ronde des saisons.
    Un prix qui couronne une gracieuse réalisation et doit être gratifiant bien sûr !
    Félicitations Monsieur le poète! 😉

    • Tout d’abord, je vous prie de m’excuser de ne pas avoir immédiatement répondu à votre commentaire si élogieux et qui m’a profondément touché. J’ai eu quelques empêchements car mon épouse et moi nous passons quelques semaines de vacances, seuls dans le pavillon de l’une de nos filles et, comme d’habitude, il nous arrive des mésaventures : coupure de courant, problèmes de connexion : matière pour tout un récit. Pour en revenir à votre commentaire de ce recueil , je pense qu’il en dégage bien le « climat » en s’exprimant lui-même d’une manière « poétique ». Je crois comprendre que , vous-même, vous éprouvez un vif attachement envers le Bretagne. Je suis né à Conflans mais ma famille est originaire de cette province (ou région) et, pendant mon enfance et mon adolescence, j’y ai passé la plupart de mes vacances. Dans mon recueil (Dans la ville au bord du fleuve) qui obtint le même prix en 2011, j’évoquais ma ville natale. Je suis heureux que vous ayez apprécié mon poème « Vents » dans lequel certains critiques « sévères » ont relevé quelques entorses à la prosodie classique, surtout pour certaines rimes (singulier/pluriel: automne/moutonnent ). J’en étais conscient mais j’avais eu le tort de le présenter dans la catégorie « néoclassique » (pas « classique »), pensant que je pouvais m’autoriser quelques licences. Plusieurs personnes ont préféré « Vieillir », écrit en 1953, alors que j’avais juste vingt ans. En espérant ne pas vous avoir trop ennuyé, je vous offre mes plus sincères amitiés. Jean-Baptiste

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