MISE AU POINT

arbre au milieu de la plaine

Illustration

MISE  AU  POINT

Le vent torsade les lumières de la ville
Et le miroir capte des images que j’avais égarées
J’enlace la quiétude et fuis les clartés meurtrières
D’un espace immense et absolu
Pour prolonger l’éternité de quelques heures et l’infini de quelques ares
Ce nuage est une infraction dans le ciel
Cet arbre une tache dans le paysage.

Il faut se taire dans ce lieu consacré au silence
Le ciel est une fourberie de satin bleu
Au-dessus du délit de soie verte de la mer
Cet autre arbre ne convient pas à la forêt
Il aurait sa place au milieu de la plaine comme repère et comme but
Il déploierait son feuillage au-dessus de l’herbage
Et leurs verts communieraient dans une cordiale entente végétale
L’eau est anonyme avant d’occuper un espace plus ou moins vaste
De se déployer en une majestueuse mer
Ou de se réduire à une modeste flaque

Le jour s’exprime par sa clarté
La nuit se reconnait à son obscurité
Le ciel du soir se recouvre de noir
Comme s’il se badigeonnait de goudron
Je te tiens le miroir dans lequel tu t’admires
Tout en écoutant l’écho de musiques lointaines
Parfois perturbé par les cris des oiseaux
Des bourbiers des cloaques et des charniers

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