SPECTACLE MARIN

mer-bretonne

Illustration

SPECTACLE   MARIN

 

Un beau spectacle s’offre à mes regards pensifs,

Quand je suis les détours d’une côte bretonne :

Une mer  si vivante  et jamais monotone

Qui roule un flux paisible ou  des flots convulsifs

Il arrive souvent que des vents impulsifs
La lancent sur la digue, en certains soirs d’automne,

A marée haute et forte et la vague moutonne

Venant violemment fracasser les récifs.

J’aime la contempler avec mélancolie

Ou ravi de vibrer  à ses coups de folie,

Sous un ciel parcouru de nuages fugitifs.

J’aime aussi cheminer par beau temps sur les sables

De la plage, le soir, quand des oiseaux furtifs

Dessinent dans le ciel des rondes inlassables.

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Petit Roman Feuilleton 9

chemin-haie9

          Illustration

Je suis les empreintes délicates d’une silhouette trébuchante

Sans pouvoir la rejoindre

Respirant l’âpre exhalaison d’une solitude passée

A la lisière du ciel miroir des lointains

Qui reflète des vagues enveloppées de brume

J’avance sous la futaie des cieux sous une garrigue de nuages

Ou un parterre d’étoiles.

L’accablement  me terrasse dans la nuit qui brame

Et je me sens poursuivi par d’incertains regards

Car quelques êtres vagabonds vadrouillent

Qui viennent de nulle part

Et  j’atteins la ville qui ferme ses portes aux provocations

Des ténèbres qui l’assaillent

Mais elle en entrebâille une pour m’offrir sa protection

Contre les forces du mal qui m’ont chassé du village

Où je me croyais en sécurité

Parce que j’incarnais tout ce qu’elles combattent :

Le rêve la recherche du beau et la séduction.

Quand revient le jour je voudrais occire le soleil

Pour échapper à mes ennemis en profitant de l’obscurité

Pour me rendre chez toi en me glissant dans le village

Longeant les haies et les murs comme un galant

Sur le sentier de la passion déterrant la hache d’amour

Atteindrai-je alors ta bouche le temps d’une escale

Avant de reprendre mon errance ?

Nous pourrions ainsi rire de vivre et pleurer de bonheur

En veillant à ce que les éclats de notre joie

Ne s’échappent  par la lucarne ouverte

Et n’éveillent les soupçons des abominables commères.

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Petit Roman Feuilleton 8

clouds                                                                         Illustration  

8

Les nuages s’embourbent dans des ciels fourbes. Poussé par le délire je foule avec ardeur l’herbe  et la mousse du printemps. Nous assistons de plus en plus à la disparition des jardins à cause de leur division pour construire des maisons ou des masures, ou des monstres de béton ce qui s’accompagne de l’abattage des arbres parfois centenaires. Mais où sont les arbres fruitiers d’antan ? Ta bouche a le goût du baiser acide de la pomme cueillie encore un peu verte comme toi.  La nuit bascule avec nous quand nous nous étreignons et nous allongeons dans la prairie, sous les fruits suspendus aux branches et j’entends des appels suspendus aux cendres du firmament que trouent des lueurs ; j’atteindrai, en traversant la mer des lumières, les rives obscures d’un pays de ténèbres où je me cacherai. J’emprunterai le chemin qui mène à la fontaine où j’étancherai ma soif dans ce village où je calmerai avec toi celle d’aimer dans l’aube admirable où l’on peut échanger des pensées légères. En marchant, j’émietterai du pain frais pour les oiseaux grappilleurs dissimulés dans le bois sauvage.

Je défriche la nuit trop épaisse aux ombres enchevêtrées dans laquelle je perçois un bourdonnement d’étoiles froissées. Blessé par les griffes du vent et de la pluie je m’avance sous la verdure libertine d’une campagne accorte parmi des fleurs bouffies jaillies des taillis. J’atteindrai l’aube éplorée sur le seuil du jour et tomberai entre les pattes de la ville monstrueuse. J’oublierai le tendre amour rural pour la débauche urbaine.

 

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Petit Roman feuilleton 7

 7ruines-au-dessus-de-bord-de-la-mer-1463453

Illustration

7

J’ai visité les antiques cités de la terreur

Habité les résidences  chatoyantes des bords de mer

J’ai subi l’indigence des sols incultes la sournoise venue de l’ombre

Je me suis accroché aux anneaux du  temps

Prés d’une mer écartelée par les rochers

Des feux follets folâtraient entre les menhirs

Les nuages moutonnaient en d’immenses troupeaux de béliers sur l’étendue

Avec une épuisette je pêchais des souvenirs qui frétillaient dans ma mémoire

Et je soulevais l’obscurité pour faire entrer le jour

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Petit Roman Feuilleton 6

fleurs-des-champs6

Je respire le parfum de la rose des vents

Et  marche sous un vaste ciel  où piaillent des pigeons

J’irai  le plus loin possible pourvu que ce soit ailleurs.

Au moins là-bas là où la mer natte ses vagues aux atolls  édéniques

J’y édifierai des sanctuaires de dévotion amoureuse où nous échangerons des baisers juvéniles

Je vois se déployer des voiles sur la mer où ricochent des fulgurances

Une volée de rafales comme des flèches sorties du carquois du vent du large pour atteindre la cible du rivage

Le bond de l’ombre qui saute sur moi

La gaieté soucieuse de la vague alors que les vents geignent

L’activité des songes dans une fontaine obscure

La sève des rêves ne peut s’écouler que d’un arbre du verger

Ecoute l’aubade de ma jeunesse

Mes rêves  ont  le goût des oranges cueillies bien mûres

Et celles-ci possèdent la succulence idéale

Sur une terre submergée de ténèbres où j’apprécie des breuvages  délicieux

Je suis dans  l’insondable les  courbes du vent et les bonds de l’ombre

Sur l’allégresse  tourmentée des flots ou d’une une rivière enjouée

Alors que le vent  geint sur les toits je succombe à la puissance des rêves

Et puise à la source obscure du chagrin sur une terre inondée de lumière

Pour malaxer la clarté et l’ombre afin de créer la pénombre ou le clair-obscur

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Petit Roman feuilleton 5

coucherdesoleil                                             5

Après avoir connu le froid auparavant

Je brave le soleil ardent des lieux torrides

Aux après-midi d’été ardents quand sur l’étang

Des rides frissonnent sous le souffle époumoné du vent

Le printemps envahit le jardin

La pelouse subit une invasion de fleurs étrangères

Une véritable émigration venue des champs lointains dans le bec des oiseaux Sinon comment expliquer cette prolifération de marguerites virginales de blancheur

 De coquelicots ardents de rougeur de primevères et de violettes discrètes

Si je ferme la porte du large la mer ne vient plus attoucher le rivage

Il faut que j’ouvre la  cosse  la gousse la bogue  l’écaille la carapace la gangue la coquille la carapace  la capsule le cocon la coque du matin du jour du soir et de la nuit pour savourer toute la chair de subsister

Je préfère tout abandonner et vivre dans la solitude plutôt que de supporter cette ignoble société

A l’orée de la forêt vais-je rejoindre la plaine ?

Ton regard d’astre sombre dans la nuit trouble

La lune jacasse le soleil rugit les étoiles ronronnent

La nuit est lugubre la clé est sur la porte n’importe quel passant mal intentionné s’il la voit dans l’obscurité pourrait nous enfermer

Mais je chemine par une nuit inquiète dans une contrée terrorisée par son propre silence

Tandis que tu peignes ta  chevelure flamboyante  et ondoyante  de vagues de flammes

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Petit Roman Feuilleton 4

4tornade

 Un froid cordial stimule mon sang engourdi

Une tendresse indiscrète  génère en moi la félicité

Bien que j’évolue dans une solitude troublante

Notre merle a changé  de  répertoire : il siffle des airs plus branchés

Je me débats dans les convulsions  de la pensée

Le ciel s’ensemence d’étoiles pour des voyages futurs

Je me  réfugie dans la tristesse en face des assauts des joies forcenées et cache mes larmes dans mon mouchoir

Le vent flaire dans le jardin la piste à parcourir pour atteindre les fleurs les plus fragiles

Dans un ciel égrillard brille le soleil grivois des joies populaires

 Le ciel s’éloigne et je ne  l’atteindrai point mais je te trouverai

Sur le seuil de l’amour et tu m’ouvriras ta porte et nous dormirons dans une pièce obscure et sur un lit dépouillé  de  tout apparat

Un nuage se balance à la cime de l’arbre poussé par le vent

J’admire la solennité de la pluie qui tombe dignement sur le rivage prosterné

Je souffle sur ce feu vaniteux qui veut se glorifier

Un printemps gracieux un été raffiné un automne somptueux un hiver digne et distingué avec un manteau d’hermine

 Les arbres portent des colliers de végétaux lianes ou gui

L’ossature granitique de la côte est recouverte par la robe d’écume de la marée

La mer imposante  l’intrusion des vagues dans le port

Ce fruit à portée de ma main se dérobe comme ton corps se soustrait à ma caresse

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire