Etoiles

J’enterre une étoile au pied du chêne

                                             Et en pêche d’autres qui scintillent

Dans le bief avec des anguilles qui frétillent

Je roule doucement sur la route

Quand planent les oiseaux sauvages

Au-dessus des rivages

Où souffle un vent apaisant

Les oiseaux qui passent nous saluent de leurs cris

La rivière halète sous les ponts des soupirs

Une frugale clarté brille dans le ciel

Sur le seuil de la maison où je balaie

Une poussière d’étoiles tombée cette nuit

Forêt abandonnée terre délaissée village déserté

Parfaites harmonies enfance sereine

La prairie verdoie

Sous un soleil qui rougeoie

 Et que traverse un chemin qui poudroie

Au bord de la rivière qui ondoie

Dans laquelle l’ombre du pont se noie

 Dans le vent qui se déploie

 Et le jour qui chatoie

 Maintenant privé de toute  joie

 Un violent ennui me broie

Dont je suis l’innocente proie

 Et sous ce fardeau je ploie

 Alors avec une plume d’oie

 J’écris ce message que je t’envoie

Mon regard se repaît du spectacle des vagues

Qui s’élancent vers moi tandis que je cargue

Les voiles d’un petit bâtiment pour la course

Qui appareillera la nuit sous la grande ourse

Rien ne me ravit plus que le parfum des roses

Du matin que je sens  au milieu du jardin

Dans lequel je flâne avec un gros gourdin

Pour me défendre des vilaines choses

                            Les eaux silencieuses coulent sans bruit

Pour ne pas troubler la paix de la nuit

Et ne pas réveiller les dormeuses étoiles

Qui cachent leur clarté sous de vaporeux voiles

Parmi les silences j’apprécie particulièrement

Ceux du matin au réveil du jardin

Où fleurit le jasmin

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Avec ou sans toi

           Avec ou sans Toi

                                                                       1

Tandis que les vagues déferlent sur la plage

Mes mains t’accompagnent sous un vent frémissant

Fille capricieuse

À la bouche friande de fruits et gourmande de baisers

Au  sourire avenant

Sur une terre avide  dans un corset végétal

L’ombre  hautaine flotte dans l’air

Au-dessus d’une galerie de verdure

Alors que la mer paisible professe la sérénité

Je traque l’obscurité

Dans le vide infini de l’espace

Le fleuve dédaigneux ne s’attarde pas dans la ville

J’éprouve un plaisir lascif et une nostalgie mortelle

Je proclame l’union du feu et de l’eau

De l’air et de la terre

                                Sous ton regard radieux

 Et j’entends les spasmes de la mer

                         2

Les souvenirs se libèrent en vrac de la mémoire

Le printemps azure le jardin d’étoiles fleuries

Je marche seul dans la campagne

L’oreille réceptive aux plaintes des oiseaux blessés

Au bord de la rivière luisante comme un cristal d’eau

Sur moi descend la quiétude rajeunie du bocage

Où rougit le coquelicot des champs de blé

L’aube accoudée au rempart veille sur les eaux éplorées des bassins déserts

Le soir se glisse furtivement entre la fin du jour et le début de la nuit

Je discerne la complainte mélancolique d’un musicien invisible

Il souffle un seul vent qui emporte tout sous un nuage somnambule

Si le jour s’exprimait il me saluerait

Flâneur désinvolte je côtoie des lieux que je dédaigne ……

Mais mon regard suit le vol des mouettes au-dessus de la grève

Et observe le fruit qui mûrit sur l’arbre au soleil du printemps

                                               Je rentre pour te rejoindre près du feu.

J’entendrai l’horloge qui bourdonne

                                               Et rythme le mouvement des minutes en le martelant

Nous  aurons des étreintes ardentes près des flammes fougueuses.

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Mouvements

                   Mouvements

Je navigue dans l’imaginaire

Vagabond des nuits chemineau des jours

Sous le clair visage du matin ou la face sombre du soir.

Et discerne une couleur impalpable dans un fragment de

A travers une masse étanche de silence

J’atteins un horizon taciturne et rude.

Un effleurement qui se fait  blessure

Me provoque une douleur infinie.

La braise excite la fougue de la flamme

Le soupçon sème la graine empoisonnée des séparations

                                          Qu’emporte le torrent des passions humaines

Je me concerte  avec mon cœur prêt à se lancer

Dans une nouvelle aventure que j’appréhende

J’entends souffler le vent et m’adresse aux étoiles

Et vois appareiller des centaines de voiles

Vers des lieux fabuleux sur le vaste océan

Jusques au bord du gouffre où s’ouvre le néant

Je propulse mon esprit au-delà de l’infini

Le ciel est un immense atelier d’astres en action

Une clarté épuisée se traîne

Sur la rivière en crue qui submerge la berge

La pluie revivifie les fleurs mais ravine les chemins

Nous irons main dans la main

Joyeusement jusqu’à l’auberge

Le long d’un ruisseau  émouvant de limpidité

Sous le pimpant feuillage d’un tronc visqueux

L’aube distille tous les parfums des champs

Et des bois à la verdure apaisée

Le brouillard ceinture le port

De vastes espaces d’émanations délectables

De vagues juvéniles et de flots bourrus

La mer infestée de récifs

Aux flots indomptés comme des chevaux  rétifs

Se cambre  brutalement

Devant le Grand Bey ou Cézembre

La  nuit  parsemée d’étoiles grelottantes

Et le jour qui lance le disque ardent du soleil

Pour asperger le ciel de lumière nous guident

Un oiseau d’une impassibilité impertinente

Qui trace  des ronds à une hauteur astronomique

Nous dit de rentrer à la maison pour nous reposer

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Eaux

       Eaux

    J’aime l’eau vive de la rivière

Qui sautille sur les cailloux

Frôle ta chaumière

Et baigne tes genoux

Et l’eau stagnante de la mare

Où barbotent tes canards

Qui se couvre de nénuphars

Et le soir qui de brume se pare.

Dans la ferveur du feuillage

Se glisse la clarté fluide

De la nuit qui porte des étoiles dans ses cheveux

Les doigts des anges tissent des voiles

Au-dessus d’une mer lisse comme une feuille

L’île s’élève lentement de la mer

Dans une confusion d’arbres chavirés par le vent

Enlisés dans la solitude

Par des chemins de froidure

Nous cueillons la corolle abîmée de la rose du soir

Celle restaurée du matin

Celle déployée du midi

Et toi avec moi dans ta robe de printemps

Fille adulée et blessée de caresses

Dans la sérénité de l’instant partagé sous l’arbre

Au fleurissement précoce qui nous recouvre

De branches protectrices alors que dans le sentier

Passent des souffles mystérieux

Qui viennent sans doute des confins de sable et de poussière

D’un univers minéral où s’esquissent des étendues

De pierre et de sable

Dans un soupçon de clarté

Nous vivons des moments de boue et de vase

En parcourant une plage chimérique sous un vent mythique

J’entends battre le cœur de la plage dans ses coquillages

En caressant son sable fin entre mes doigts

                        Ecartant délicatement son corsage d’algues

J’aime  ces rivages de granit austère aux vagues furieuses

Tes  sourires énigmatiques et tes regards mystérieux.

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Des moments avec toi

Des moments avec toi

La lune appareille le soir et navigue la nuit

                     le soleil lève l’ancre le matin et bourlingue  toute la journée

Nos lèvres peu à peu se rapprochent

nos corps se rejoignent

J’ai gardé le sourire de tes lèvres

le son de ta voix et l’odeur de ton corps

pour les conserver entre les pages d’un livre de souvenirs

                                                     tu m’es à la fois proche et très éloigné

A  portée de ma main

et hors de celle de mon regard

 je respire ton parfum

et je ne te vois pas

Je parle tout bas et tu m’écoutes

et je hurle et tu ne m’entends pas

Tu te jettes dans mes bras

puis  tu fuis au-delà de toute atteinte.

Le vent virevolte autour de cotillons chatoyants

Il soulève ta robe pour montrer tes jolies jambe

Et balaie le sable dans les rues du village.

La mer se redresse et emporte les jetées en bois

Et le soleil se répand sur les toits aveuglés

Avant de plonger dans des eaux obscures ou  des eaux claires

Inlassablement tu tricotes des mailles à l’envers

Des mailles à l’endroit

Est-ce que ton travail avance ?

Le silence nous étreint à nous étouffer

Le carrefour des routes nous ouvre sa main

Quel doigt faut-il suivre ?

Le pouce qui indique l’ouest ou l’index qui nous signale l’est ?

Le clocher montre le ciel aux croyants.

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Eveil

Eveil

 

 

   Sous des étoiles pétrifiées

la brume légère s’épaissit et se glace

alors que l’aube s’achemine vers la clarté du jour

Un brouillard flotte sur l’étang

recouvrant la surface des eaux d’un voile

à travers lequel les péniches suivent le fil du courant

La lumière languit sur l’eau  qui stagne

Alors qu’au-delà de mon regard évolue un bateau mystérieux

à la cargaison secrète

qui se rend dans un port inconnu

Le soleil se disloque  en heurtant un nuage trop dur.

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Jeune fille

Jeune fille

            Tu passes dans la soie silencieuse de ta robe du soir

Froissant dans ta main la batiste d’un mouchoir

Brodé à tes initiales

Et j’admire ta démarche de fille coquine

Qui va me poignarder le  cœur

Avec un rire moqueur

Les branches de l’arbre s’agitent comme s’il voulait prendre son essor

Tu n’es encore que le bourgeon clair de la fleur à venir

Je vois cette larme de cristal accrochée à ton regard ému

Qui s’irisera du rayon de la joie d’être aimée

Alors que la rose si parfumée

Que tu tiens dans ta petite main fermée

Se fanera  de dépit devant l’éclat de ton teint.

 

 

 

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