De l’aube au soir

DE  L’AUBE  AU  SOIR                           Illustration

Je me lève très tôt pour admirer l’aurore.
Je marche dans les prés parcourus de frissons
Car souffle un vent léger sur l’herbe et les  buissons,
Caressant doucement la fleur qui vient d’éclore.

D’un rose délicat l’horizon se colore,
Et le soleil levant réchauffe les moissons

Que picorent déjà des oiseaux polissons ;

La brume du matin, lentement,  s’évapore.

Tout le jour, je parcours la lande et ses hameaux,
Les bois et les bosquets, écartant les rameaux.

Sur la grève déserte, à ras des flots, je rôde.

En longeant une mer d’un infini si bleu,

Je vois, le soir, cligner  le puissant œil de feu

Du phare balayant la côte d’Emeraude

 

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PAROLES AU LUBERON

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Paroles au Lubéron

Une fourmi noire qui transporte sa miette, quelques épines de pin que j’arrache en passant,
Les senteurs de thym effleurant mes narines,
Vivifiant mes profonds souvenirs et le goût savoureux de l’instant présent.

Mes pieds soutenant  un corps maladroit glissent sur les pierres sèches, grises et dorées,
Constituant les sentiers parfumés de l’unique chemin menant à l’éternelle liberté.

L’imperceptible soleil noyé dans le ciel azure de la Méditerranée, frappant ma peau, faisant battre mon cœur encore plus fort;
Gracieusement au coucher, il reflète le rosé sur les reliefs du Vaucluse, comme pour honorer  sa mort.

La chaleur Espagnole et la douceur de l’Italie déchaînent le menaçant mistral du midi;
me poussant, toutes les quatre saisons, vers l’amer retour de l’automne sur Paris.

Bercée par le chant écourté des cigales, remuée  de nostalgie, je contemple une dernière  fois cet humble paysage,
Nos annuelles retrouvailles fidèles  à une histoire sans fin, dont la vie tourne inlassablement les milliers de pages.

Juliette 10/09/2016

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ÉLÉMENTS D’UNE AUTOBIOGRAPHIE

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Seins dressés

Reins cambrés

Tes larmes

Comme la rosée du matin

Sur le regard d’une rose

Qui a la tige hardie

D’une fleur timide

Nous irons l’un vers l’autre

Sur le même chemin

Mais nous rencontrerons-nous ?

Fille de kermesse

A l’air déluré

Tu vas à la messe

De monsieur le curé

Cette fille lointaine

A l’allure hautaine

Qui se rapproche

Devient si proche

Que je pourrais la toucher

Mais je ne veux pas l’effaroucher

Et je l’attends sur une roche

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ELEMENTS D’UNE AUTOBIOGRAPHIE

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Epuisée la Seine se traîne

Et s’endort  à ponts fermés

La campagne se plonge dans son mystère nocturne

Le vent torture les arbres jusqu’à les faire crier

La lune dialogue avec les étoiles

Qui se confient des secrets

Sur « La Guerre des Etoiles »

Puis se repose sur un coussin de nuages

Je traverse la nuit sur une passerelle fragile

En sautant d’une étoile sur l’autre

Mon esprit oscille entre la nuit maternelle et le jour fraternel

Entre le sourire de la nuit et le rire du jour

Je suis emporté par la course de la lumière

Le brouillard cache

La pudeur de jeune fille de la rivière

Toute la nature me parle

A part quelques buissons bougons ou quelques haies revêches

Avec la complicité des bosquets

Je courtise la rivière

Une brise musicale enchante

La campagne  qui sort de la brume

Comme une jeune fille qui ôte son peignoir

Nous franchirons la porte des larmes

Pour accéder à la félicité.

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ÉLÉMENTS D’UNE AUTOBIOGRAPHIQUE

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Les pierres du quai se reflètent dans la baie

Bientôt sur cette mer de brouillard

J’éprouve l’angoisse de disparaître

La nuit venue le passage d’une comète perturbe

L’immobilité des étoiles

Et trace ce sillon de clarté

Dans le champ de l’infini

Sur la rive l’arbre se hausse sur ses racines

Pour voir son image dans l’eau

Je niche mon cœur dans un bosquet

La clarté enlace un reste d’ombre

Accroché au corps de la maison

Dans la limpidité du matin

Grelotte le réveil de la nature

Avant qu’elle ne mette sa robe de satin

Sur son corps dépourvu de vêture

Je boirai bien un verre de soleil

A défaut d’une entière bouteille de lumière

La mer m’apostrophe

Et je réponds à son appel

La vague pianote sur la plage

Le vent gratte les branches des pins

Comme les cordes d’une guitare

Et caresse la mer à rebrousse-vagues

La nuit déploie au-dessus de nos têtes

Un drapeau comportant plus d’étoiles

Que la bannière américaine.

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ÉLÉMENTS D’UNE AUTO BIOGRAPHIE

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Je résiste à l’énergie impalpable du vent vivifiant

Dans la prairie qui me baigne de fleurs

Je m’appuie au tronc de l’arbre

Il se met à geindre

A travers la fumée je vois briller l’œil du feu

Je traverse sur une barque noire

Les eaux obscures de la rivière

Dans les ténèbres répandues sur la terre

Les pensées du mal fleurissent dans mon esprit

Mais je retrouve bientôt  la sérénité

En traversant le champ d’une marche parfumée

Pour atteindre ta chaumière

Et le jour retrouve ses couleurs

Je scrute  un vol lointain

L’île se profile au large

La silhouette d’un rocher se découpe dans la brume

Il monte des bouffées de vent

Et la vague écume de rage

Je sais que souvent mon amour est ce flot

Qui se brise sur l’écueil de ton cœur

Je marche sur le sable

Sur lequel vagit la vague qui bientôt somnole dans la baie

Avec légèreté dansent les ombres

Avant que ne les chasse

Cette apparition brutale

D’un  soleil  furieux

J’entends à l’aube des voix

Qui parlent dans le lointain

Et j’écoute  leur tonalité

Qui monte dans l’air frais

D’un matin de jouvence

Le vent fait pleurer les roseaux de l’étang

Je niche un moment dans le feuillage

 Puis séjourne un instant dans la brise du large

La rivière emporte sa chanson

Sous les ponts pour la dire à la mer.

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ÉLÉMENTS D’UNE AUTOBIOGRAPHIE

Illustration

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Sur la limpidité innocente d’une pure  rivière

Souffle un vent de glace

Une étoile brille sur mon toit

Tandis que les oiseaux secouent leurs plumes

Je voudrais poser des baisers sur la bouche du temps

La surface silencieuse de la mer m’apporte la paix

Et la sérénité

Mais au bout d’un moment elle m’oppresse plus

Que si la tempête se déclenchait

Escargot sans coquille

Je limace sur la bordure de l’allée

Au verso du jour ou au recto de la nuit

Sur un horizon tout neuf

Le vent berce la forêt

La route enrubanne le cou de la colline

La rivière se lasse de la poursuivre

Quand la nuit encapuchonne le toit

D’une ombre vorace

Et le nuage fuit lâchement

Je reçois le matin cette lumière brutale qui me réveille

Libéré de ses chaînes le vent s’en donne à cœur joie

Le ciel dégagé de ses nuages respire à pleins poumons

Le nuage sème des grains de pluie

Qui germent en tempête sur la grève

Je parcours des routes de lumière

Ou des sentiers d’obscurité

Pour me retrouver au même endroit

La pointe aiguë du rocher pique les fesses de la mer

Qui a semé ces îlots caillouteux pour retrouver  sa route

Elle est enfin revenue

Se colorant de mauve de violet de lilas

Pour s’offrir en bouquet au rivage amoureux d’elle

Qui craignait de ne plus la revoir

L’air tremble autour de moi et j’enfile des gants de nuit

Le vent chaud de la terre et le vent frais de la mer se rencontrent

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